La Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, la Russie tsariste, l'Allemagne et le Japon se sont tour à tour imposés en Chine, faisant peu de cas des intérêts des Chinoises et des Chinois. Ils ont pris le contrôle de la vie économique et politique du pays, tout en écrasant la culture nationale. Les impérialistes ont de plus utilisé la force de travail de millions de Chinois (les «coolies»), conscrits et déplacés pour être surexploités dans les mines et les grandes plantations un peu partout à travers le monde. Les dirigeants réactionnaires chinois se sont transformés en laquais des impérialistes. À de nombreuses reprises, les gouvernements chinois ont été amenés à signer des traités injustes par lesquels ils concédaient des pans entiers du territoire national et s'engageaient à dédommager les puissances impérialistes lorsque certaines lois ne faisaient pas leur affaire. À la fin du XIXe siècle, la Chine était dans les faits découpée en plusieurs morceaux qui appartenaient dorénavant aux différentes puissances étrangères. En 1899, les États-Unis ont proclamé leur politique dite de «portes ouvertes», par laquelle on reconnaissait l'existence des diverses «zones d'influence» en Chine et on prétendait accorder des «chances égales» à toutes les puissances impérialistes qui voulaient bien se les approprier. Lorsque Mao Tsé-toung était encore un tout jeune garçon, les soldats étrangers occupaient virtuellement toutes les grandes villes chinoises, y compris Changsha, la capitale du Hounan. Les canonnières britanniques et américaines patrouillaient systématiquement les voies navigables. Les pays étrangers contrôlaient les ports, le système postal, la navigation, les chemins de fer et le télégraphe.
( guerre de l'opium en 1839 )