Revolte des Boxers ( vers 1910 ) !

Revolte des Boxers ( vers 1910 ) !
Le jeune Mao avait également eu connaissance du mouvement des Yihotouan (ou révolte des Boxers) au début du XXe siècle. Ce mouvement avait été initié par la «Société des poings vertueux et harmonieux». Celle-ci s'opposait à la domination étrangère en Chine, et plus particulièrement aux missionnaires chrétiens qui, protégés par les gouvernements étrangers et les traités et privilèges qui leur avaient été accordés, jouaient un rôle central pour le renforcement de la domination des grandes puissances. La révolte des Boxers devait éventuellement être défaite par la coalition formée de la Grande-Bretagne, la France, l'empire austro-hongrois, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Allemagne, qui est intervenue pour soutenir les autorités chinoises.

«Dans la société féodale chinoise, les luttes de classe de la paysannerie, les insurrections et les guerres paysannes ont seules été les véritables forces motrices dans le développement de l'histoire. Car chaque insurrection de paysans, chaque guerre paysanne de quelque importance portait un coup au régime féodal de l'époque et donnait, par conséquent, une impulsion plus ou moins grande au développement des forces productives de la société. Cependant, comme il n'y avait alors ni forces productives nouvelles, ni nouveaux rapports de production, ni nouvelle force de classe, ni parti politique d'avant-garde, les insurrections et les guerres paysannes manquaient d'une direction juste, comme celle qu'assurent aujourd'hui le prolétariat et le Parti communiste ; de ce fait, toutes les révolutions paysannes se soldaient par la défaite et étaient invariablement utilisées, pendant ou après leur déroulement, par les propriétaires fonciers et la noblesse, comme instrument d'un changement de dynastie. Et c'est ainsi qu'en dépit d'un certain progrès social réalisé à l'issue de chaque grande révolution paysanne, les rapports économiques féodaux et le régime politique féodal demeuraient pratiquement les mêmes.» Mao Tsé-toung, «La Révolution chinoise et le Parti communiste chinois», décembre 1939, Œuvres choisies, tome II

# Gepost op donderdag 08 september 2005, 17u25

Gewijzigd op maandag 12 september 2005, 11u44

Systeme Féodale pour la Campagne et Colonies pour les Villes !

Systeme Féodale pour la Campagne et Colonies pour les Villes !
3) Au début du siècle, la Chine était un endroit où régnait la pauvreté la plus totale, la misère la plus abjecte ainsi que la maladie. Dans les villes, les masses étaient aux prises avec l'opium, le choléra, la dysenterie et la syphilis. Les déchets innombrables étaient jetés sans être traités, à même le système d'aqueduc. Mais la vie dans les campagnes était encore pire. La population rurale était formée pour une très large part de paysans pauvres et d'ouvriers agricoles. Ceux-ci ne recevaient qu'un maigre salaire de la part des propriétaires fonciers, des paysans riches et des fonctionnaires, qui possédaient la majorité des terres et maintenaient les paysans dans la pauvreté, la faim et l'endettement. Plusieurs familles devaient vendre leurs enfants parce qu'elles n'étaient plus capables d'assurer leur subsistance.

Le système féodal brutal alors en place trouvait sa justification dans une idéologie extrêmement autoritaire basée sur les idées de Confucius. La famille et l'ensemble des relations sociales devaient se conformer à une stricte hiérarchie. Cette idéologie visait avant tout à décourager l'émergence de toute idée nouvelle et à amener le peuple à accepter son sort. Très tôt, le jeune Mao Tsé-toung a rejeté les traditions et s'est révolté contre elles. Il s'est ainsi opposé à la pratique confucéenne voulant que les parents des jeunes filles choisissent avec qui elles devaient se marier, devenant dès lors les esclaves de leurs maris et de leurs beaux-parents. Alors que Mao n'avait encore que 13 ans, son père lui avait de fait arrangé un mariage avec une jeune fille âgée de 19 ans. La fille en question devait lui servir de domestique, jusqu'à ce que le mariage soit consommé. Mais Mao a rejeté totalement la décision de son père.

# Gepost op vrijdag 09 september 2005, 18u24

Gewijzigd op maandag 12 september 2005, 11u46

Chine, longue tradition de revoltes !

Chine, longue tradition de revoltes !
4) Les paysans chinois possédaient une longue tradition de révolte. Et Mao a grandi dans un contexte où les révoltes se sont succédées, l'une après l'autre. De 1901 à 1910, près d'un millier de soulèvements ont de fait enflammé la Chine, impliquant des dizaines de millions de personnes. En 1906, la Chine entière, y compris le Hounan, était frappée par la guerre, la famine et le sang. Mao n'était encore qu'un simple élève à l'école primaire ; mais un événement s'est produit dont il a dit plus tard qu'il avait «influencé tout le reste de vie», à savoir l'insurrection du Hounan. Celle-ci a débuté dans les mines de charbon, dans une région où la famine était particulièrement sévère. Des milliers de mineurs, de paysans et de soldats ont alors marché jusqu'à Changsha, où il se sont emparés des entrepôts dans lesquels les propriétaires fonciers stockaient les produits agricoles. Lorsque leurs représentants sont allés voir le gouverneur pour exiger d'avoir quelque chose à manger, celui-ci leur a répliqué, narquois : «Comme se fait-il que vous n'ayez pas assez de grain ? Moi, j'en ai pourtant toujours suffisamment !». Cette réponse a mis les gens en colère. Les mineurs, paysans et soldats descendus en ville se sont alors révoltés, attaquant la maison du gouverneur et dévalisant les granges des plus riches qui y planquaient leurs réserves. La révolte s'est étendue largement. Plus de 6 000 mineurs venant des mines de charbon d'Anyuan se sont rassemblés devant les bureaux du gouvernement, où des paysans les ont rejoints, portant des bannières revendiquant le «partage de la terre».

# Gepost op vrijdag 09 september 2005, 18u37

Gewijzigd op zaterdag 17 september 2005, 19u26

Repression terroriste et Indifférance ...

Repression terroriste et Indifférance ...
Des troupes ont alors été envoyées pour écraser la révolte ; les militaires avaient pour pratique de couper la tête des gens qu'ils abattaient et de les embrocher sur les clôtures dans les endroits publics pour que tout le monde voit bien ce qui allait leur arriver, s'ils osaient se joindre à la rébellion. Mao Tsé-toung, alors âgé de 12 ans, a bien sûr entendu parler de cette révolte, dont il s'est mis à discuter avec les autres étudiants. Mais Mao trouvait que ses confrères étaient un peu trop distants face à ce qui se passait, alors que lui-même se situait subjectivement du côté des rebelles. Il devait plus tard expliquer : «On a discuté des événements pendant plusieurs jours à l'école. J'étais très impressionné par ce qui se passait. Plusieurs étudiants sympathisaient avec les insurgés, mais ils se posaient néanmoins en observateurs des événements. Ils ne comprenaient pas que la révolte avait aussi un rapport avec leur propre vie à eux. Ils n'étaient finalement que des spectateurs, intéressés uniquement par l'aspect excitant des événements qui se passaient. Je n'oublierai jamais ça. Je trouvais que les rebelles étaient des gens ordinaires, comme ma famille l'était, et j'ai ressenti profondément l'injustice du traitement qu'on leur a accordé.» (notre traduction)

# Gepost op vrijdag 09 september 2005, 18u43

Gewijzigd op dinsdag 13 september 2005, 17u01

Ligue Revolutionnaire et naissance du Kuomintang ...

Ligue Revolutionnaire et naissance du Kuomintang ...
5) En 1909, à l'âge de 16 ans, Mao Tsé-toung a quitté le foyer familial pour aller étudier à Hsiang Hsiang. On vivait alors une époque tumultueuse en Chine - des révoltes éclataient un peu partout. En 1905, Sun Yat-sen avait fondé la Tung Meng Hui (Ligue révolutionnaire), dont l'objectif était de mettre fin à la domination étrangère et de créer une république démocratique bourgeoise. Le mouvement pour l'indépendance nationale s'était étendu à travers toute la Chine, entraînant une recrudescence des révoltes armées. Sun Yat-sen avait été forcé de quitter le pays en 1895, mais il avait continué à organiser le mouvement révolutionnaire à partir de l'étranger. Le 10 octobre 1911, la révolution débuta contre la dynastie Manchu. Mao arriva à Changsha en septembre, tout juste un mois avant le début de la révolution. Il se joignit à la nouvelle armée républicaine pour une période de six mois, pour contribuer au renversement du gouvernement Manchu. Sun Yat-sen fut élu président provisoire de la nouvelle République de Chine. Mais peu de temps après, il a été forcé de retraiter et de confier la présidence à Yuan Shih-kai, un seigneur de guerre qui avait contribué à la défaite de l'empereur. Sun Yat-Sen a alors mis sur pied le Kuomintang (KMT), pour s'opposer à Yuan Shih-kai, et il se replia à Canton. Mais les pays impérialistes se sont ligués derrière Yuan, à qui ils ont accordé de l'argent et des fusils. Lorsque la rébellion s'en est pris à Yuan, elle fut écrasée par une soldatesque beaucoup mieux équipée, grâce aux fonds reçus de l'étranger. Pendant les dix ans qui ont suivi, la Chine fut divisée entre de nombreux «royaumes», où régnaient les seigneurs de guerre et leurs armées respectives. Dans le but d'étendre et de consolider leurs positions en Chine, les différentes puissances impérialistes ont entrepris de faire de ces seigneurs de guerre leurs laquais. Ce qui devait finalement faire leur affaire, puisque eux-mêmes souhaitaient pouvoir s'appuyer sur les grandes puissances pour maintenir et étendre leurs propres zones d'influence.

( Sun Yat-sen )

# Gepost op vrijdag 09 september 2005, 18u51

Gewijzigd op maandag 12 september 2005, 16u36