«Dans la société féodale chinoise, les luttes de classe de la paysannerie, les insurrections et les guerres paysannes ont seules été les véritables forces motrices dans le développement de l'histoire. Car chaque insurrection de paysans, chaque guerre paysanne de quelque importance portait un coup au régime féodal de l'époque et donnait, par conséquent, une impulsion plus ou moins grande au développement des forces productives de la société. Cependant, comme il n'y avait alors ni forces productives nouvelles, ni nouveaux rapports de production, ni nouvelle force de classe, ni parti politique d'avant-garde, les insurrections et les guerres paysannes manquaient d'une direction juste, comme celle qu'assurent aujourd'hui le prolétariat et le Parti communiste ; de ce fait, toutes les révolutions paysannes se soldaient par la défaite et étaient invariablement utilisées, pendant ou après leur déroulement, par les propriétaires fonciers et la noblesse, comme instrument d'un changement de dynastie. Et c'est ainsi qu'en dépit d'un certain progrès social réalisé à l'issue de chaque grande révolution paysanne, les rapports économiques féodaux et le régime politique féodal demeuraient pratiquement les mêmes.» Mao Tsé-toung, «La Révolution chinoise et le Parti communiste chinois», décembre 1939, Œuvres choisies, tome II
