Mao, homme du Peuple, crée une école révolutionnaire et partage le quotidien des ouvriers !

Mao, homme du Peuple, crée une école révolutionnaire et partage le quotidien des ouvriers !
DEUXIÈME PARTIE
Les débuts de la révolution chinoise

1) En juillet 1921, tout juste après la création du Parti communiste chinois, Mao Tsé-toung est retourné au Hounan où il a travaillé à la mise sur pied du premier syndicat ouvrier communiste. Secrétaire de la branche du Parti de cette province, Mao s'est principalement consacré au ralliement des ouvriers. Il s'est rendu dans les mines de charbon d'Anyuan, dans le sud de la province, où existait déjà une longue tradition de grèves et de militantisme. Les mineurs devaient travailler de 14 à 15 heures par jour, pour un salaire de huit cents. Mao a mis sur pied une école révolutionnaire pour eux, de sorte que pendant plusieurs années, les mines d'Anyuan ont fourni un important contingent de cadres au Parti. Mao est descendu dans les puits pour parler aux ouvriers de leurs conditions de vie et de la nécessité de la révolution. Il a rampé à travers les étroits tunnels dans lesquels de jeunes enfants devaient pousser des charrettes remplies de charbon. Mao est allé visiter les taudis dans lesquels les ouvriers étaient contraints de vivre, prenant soigneusement en note tout ce que ceux-ci lui disaient quant à leurs conditions de vie. Il en profitait pour les convaincre de viser à devenir les maîtres de leur propre destinée. Mao leur disait souvent : «L'histoire est entre vos mains. C'est à vous de faire l'histoire.» (notre traduction)

Le jeune militant qu'était encore Mao a voyagé à travers toute la province pour organiser des syndicats et mettre sur pied des cellules du Parti dans les principales entreprises. En novembre 1922, plus de 20 syndicats se sont réunis pour former la branche du Hounan de la «Fédération ouvrière de toute la Chine», dont Mao a été élu président. Les ouvriers ont formé des comités révolutionnaires, qui prenaient en charge la vie culturelle, l'éducation, le bien-être et la sécurité. «Le pouvoir à la classe ouvrière» est vite devenu un slogan très populaire. En 1924, le Parti n'avait que 500 membres. Trois ans plus tard, son membership atteignait 58 000 personnes. En 1925, la «Fédération ouvrière de toute la Chine» comptait 540 000 membres. Deux ans après, elle en regroupait pas moins de 2,8 millions.

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 11u51

Mao crée la premiere branche paysanne du Parti et travaille avec les paysans

Mao crée la premiere branche paysanne du Parti et travaille avec les paysans
2) Février 1925 : Mao se déplace de village en village dans la province du Hounan, vivant avec les paysans et travaillant avec eux. Il écoute leurs doléances, menant une enquête de première main sur leur situation réelle. Il met sur pied des unions paysannes et recrute également des paysans au sein du Parti. Pendant ce temps, des grèves et des manifestations contre la domination étrangère ont lieu dans les villes. Dans les campagnes, les luttes des paysans et paysannes sont là aussi à la hausse. À plusieurs endroits, les paysans refusent de payer les loyers exorbitants qu'on exige d'eux et s'en prennent aux percepteurs. Ils confisquent les terres et forment des milices pour se défendre contre les grands propriétaires fonciers et leurs armées privées. Dans une ville en particulier, alors que des locataires avaient été emprisonnés parce qu'ils étaient incapables de payer leur loyer, 6 000 paysannes et paysans se sont rassemblés devant les locaux de l'administration publique, jusqu'à ce qu'on libère finalement leurs camarades. Cette action allait servir d'exemple dans toute la province. Au mois d'août, Mao Tsé-toung mettait finalement sur pied la première branche paysanne du Parti, réunie dans la grenier de la maison de ses parents à Shao Shan.

Mao a véritablement pris en charge le travail du Parti parmi la paysannerie. Il insistait pour dire que le c½ur du mouvement révolutionnaire était à la campagne, dont 70 p. 100 de la population était composée de paysans pauvres. En juin 1926, près d'un million de personnes étaient membres d'associations paysannes à travers toute la Chine. Un an plus tard, leur membership atteignait dorénavant plus de 10 millions de paysannes et paysans. Certains dirigeants du Parti étaient opposés au travail d'organisation parmi la paysannerie. Tchen Tou-sieou, qui représentait l'aile droite, croyait que les paysans étaient «trop retardés et trop conservateurs» pour se rallier au communisme. D'autres, comme Chang Kuo-tao et Li Li-san, considéraient à partir d'un point de vue «ultra-gauche» que la classe ouvrière était assez forte pour faire la révolution par elle-même, et que le Parti devait donc abandonner son travail parmi la paysannerie. Mao prétendait, quant à lui, qu'étant donné que la paysannerie formait la grande majorité de la population chinoise, la classe ouvrière devait s'en faire une alliée ; que cela était même une condition pour pouvoir faire la révolution. Mao avait bien compris le rôle central de la paysannerie et du mouvement paysan dans la révolution chinoise. Il disait que «sans la paysannerie pauvre, il n'y aura pas de révolution. Nier son rôle, c'est nier la révolution. L'attaquer, c'est attaquer la révolution.» (notre traduction) La lutte au sein du Parti sur la question du rôle de la paysannerie et l'importance de la question agraire s'est poursuivie pendant longtemps.

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 12u04

Le PCC et le KMG contre les seigneurs de guerre et l'apparition de Tchiang Kaï-chek ...

Le PCC et le KMG contre les seigneurs de guerre et l'apparition de Tchiang Kaï-chek ...
3) En juin 1923, à l'occasion de la tenue du troisième congrès du Parti communiste chinois, Mao a été élu au Comité central. Le Parti a pris la décision de réaliser un front uni avec le gouvernement du Kuomintang dirigé par Sun Yat-sen, et d'aider les nationalistes à constituer une armée pour combattre les seigneurs de guerre et les puissances impérialistes. L'Union soviétique soutenait elle aussi le Kuomintang, l'ayant notamment aidé à créer une académie militaire à Whampoa, chargée de l'éducation et de l'entraînement des soldats et officiers. Mais contrairement à certains tels Tchen Tou-sieou qui, au sein du Parti, affirmaient que l'unité était «plus importante que tout», Mao a constamment défendu l'idée qu'à l'intérieur du front uni, le Parti devait absolument garder son indépendance et assurer la direction de la classe ouvrière et de la paysannerie. Il a mis les communistes en garde contre le fait que la révolution ne devait pas être laissée entre les mains du Kuomintang. Mettant en pratique la ligne du Parti, Mao a adhéré au Kuomintang et s'est vu confier la tâche de servir d'agent de liaison entre les deux organisations.

En 1925, après la mort de Sun Yat-sen, un anticommuniste et contre-révolutionnaire notoire, Tchiang Kaï-chek, s'est retrouvé à la tête du Kuomintang. En mai, son Comité exécutif central a annoncé qu'il avait adopté un plan militaire en direction du nord du pays, visant à y renverser les seigneurs de guerre et à unifier la Chine. Mais si Tchiang voulait bel et bien débusquer les seigneurs de guerre, il ne voulait pas pour autant mettre fin à l'oppression et à l'exploitation des ouvriers et des paysans. Il était appuyé par les pays impérialistes les plus puissants, qui voulaient par son entremise maintenir la Chine dans un état semi-colonial. Tchiang prétendait vouloir maintenir le front uni avec les communistes - on l'a même déjà entendu prononcer des slogans tels «Vive la révolution mondiale !» ou encore «À bas les impérialistes !» -, mais il se préparait en fait à déclencher une attaque sanglante contre le mouvement communiste.

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 12u17

Soumission du PCC au Kuomintang !

Soumission du PCC au Kuomintang !
4) Le 20 mars 1926, Tchiang Kaï-chek capture et emprisonne 25 communistes à l'Académie militaire de Whampoa. À Canton, une descente a lieu au siège social des syndicats ouvriers, dont les dirigeants sont également arrêtés. Le comité de grève est démantelé, ses armes et ses munitions sont saisies par les autorités. Les troupes du Kuomintang, la police et des détachements spéciaux formés pour l'occasion patrouillent les rues. Le 14 mai, le Kuomintang proclame la loi martiale. À ce moment crucial, alors qu'il aurait dû organiser une contre-offensive majeure, le Parti communiste chinois a complètement failli à la tâche. Sous l'influence de Tchen Tou-sieou et de sa ligne «d'unité à tout prix» et de soumission au Kuomintang, le Parti a ordonné aux dirigeants ouvriers de «retenir» les travailleurs et les travailleuses et de prévenir tout «excès». Les ouvrières et ouvriers sont donc restés désarmés-es face à la répression. Dans les campagnes, les grands propriétaires fonciers et leurs armées privées ont commencé à assassiner systématiquement les dirigeants des unions paysannes.

Le 15 mai, Tchiang a proposé une résolution spéciale limitant le rôle des communistes au sein du Kuomintang. Il a exigé d'avoir la liste complète des membres du Kuomintang qui étaient également membres du PCC. Les directives données par le PCC à ses propres membres devaient dorénavant être approuvées par Tchiang Kaï-chek lui-même avant d'être décentralisées ! Tchen Tou-sieou et le PCC ne se sont pas opposés à ces nouvelles dispositions scandaleuses édictées par Tchiang Kaï-chek. Mais Mao, lui, s'y est fermement objecté. Il croyait avec raison que si les communistes étaient forcés de se dévoiler publiquement, beaucoup d'entre eux allaient être arrêtés et exécutés sur-le-champ. En adoptant de telles mesures, le Kuomintang allait dans les faits, toujours selon Mao, se transformer d'un parti nationaliste comprenant des éléments révolutionnaires, en un instrument contre-révolutionnaire au service d'une nouvelle dictature militaire.

En juillet de la même année, l'Armée nationaliste, sous la direction de Tchiang, a commencé son offensive vers le nord (connue sous le nom «d'Expédition du Nord»). Plusieurs communistes ont participé à cette campagne contre les seigneurs de guerre. Celle-ci a remporté un vif succès, en bonne partie grâce à la participation massive des ouvriers, qui ont déclenché la grève dans les villes, et des paysans, qui se sont soulevés à la campagne. Les ouvriers ont formé des milices et pris les garnisons des seigneurs de guerre par surprise. Les paysans se sont emparés des postes de police et ont fourni un soutien logistique important à l'Armée nationaliste, agissant comme guides, porteurs, brancardiers, et lui fournissant eau et nourriture. Les milices paysannes s'occupaient aussi de voir à l'administration des villages après le départ des seigneurs de guerre. En moins de deux mois, les provinces du Kiangsi, du Hounan et du Houpei sont donc tombées aux mains de l'Armée nationaliste.

( Government troops round up prisoners. Source: informationwar.org ("no rights reserved") )

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 13u31

Mao élu président du "Congres des ouvriers et paysans du Hounan" !

Mao élu président du "Congres des ouvriers et paysans du Hounan" !
5) En décembre 1926, Mao est revenu à Changsha, à l'occasion de la tenue du premier «Congrès des ouvriers et paysans du Hounan», dont il a été élu président. Il a mis sur pied le «département paysan» du PCC et rédigé plusieurs rapports présentant le résultat des enquêtes qu'il avait menées, rapports qui montraient bien à quel point les propriétaires fonciers opprimaient les paysans. Mao y mettait l'accent sur l'importance des révoltes paysannes, mais surtout sur la nécessité de leur assurer une direction communiste. Il devait dire à ce sujet : «Le mouvement a été réprimé... la raison en est que les masses n'étaient pas suffisamment organisées et qu'elles n'avaient pas la direction qu'il leur fallait... ce qui fait que le mouvement était perdant dès le départ.» (notre traduction) Le Kuomintang avait commencé à réprimer les unions paysannes au mois de septembre 1926. Mais malgré ça, leur membership est passé de un à deux millions de familles, en l'espace d'un seul mois, de novembre à décembre. Au début de l'année 1927, des unions paysannes avaient été formées dans 54 des 75 départements du pays.

De leur propre initiative, les paysans avaient commencé à s'approprier les terres et à punir (et quelques fois même à liquider) les fonctionnaires les plus corrompus et brutaux. Lorsque la nouvelle des révoltes paysannes a atteint les villes, cela a déclenché un énorme tumulte. Beaucoup de personnes, même parmi celles qui se disaient révolutionnaires, ont jugé que ce mouvement était «épouvantable». Mais Mao Tsé-toung, au contraire, le voyait sous un jour favorable : «Si vous êtes vraiment révolutionnaire, et si vous regardez ce qui se passe dans les villages et autour de vous, vous devez sans aucun doute être plus enthousiaste que vous ne l'avez jamais été. Des milliers et des milliers d'esclaves - les paysans - se lèvent pour terrasser leurs ennemis ; ce qu'ils font est parfaitement juste !» (notre traduction). C'est à cette époque que Mao a rédigé cette fameuse déclaration : «La révolution n'est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une ½uvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s'accomplir avec autant d'élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d'amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d'âme. La révolution, c'est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. La révolution rurale, c'est une révolution par laquelle la paysannerie renverse le pouvoir de la classe des propriétaires fonciers. S'ils n'utilisaient pas la force la plus grande possible, les paysans ne pourraient pas renverser l'autorité des propriétaires fonciers, qui est profondément enracinée depuis des milliers d'années.» (notre traduction)

«Un parti qui dirige un grand mouvement révolutionnaire ne saurait le mener à la victoire sans théorie révolutionnaire, sans connaissances de l'histoire, sans une compréhension profonde du mouvement dans sa réalité.» Mao Tsé-toung, «Le rôle du Parti communiste chinois dans la guerre nationale», octobre 1938, ¼uvres choisies, tome II

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 13u37

Gewijzigd op zaterdag 17 september 2005, 19u32