La Paysannerie, atout majeur de la Revolution !

La Paysannerie, atout majeur de la Revolution !
6) En mars 1927, Mao Tsé-toung a rédigé un important «rapport sur l'enquête menée dans le Hounan à propos du mouvement paysan», présentant les conclusions qu'il avait tirées d'un voyage de cinq semaines dans les campagnes de cette province. Ce rapport s'est imposé comme étant un modèle en terme d'analyse révolutionnaire : Mao a appliqué le marxisme aux conditions concrètes qui prévalaient dans le Hounan de manière à développer une stratégie et des tactiques correctes pour diriger la révolution. Le rapport en question répliquait en outre à ceux qui au sein du Parti trouvaient que les révoltes paysannes avaient un caractère «excessif» : «Dans peu de temps on verra des centaines de millions de paysans se dresser, impétueux, invincibles, tel l'ouragan, et aucune force ne pourra les retenir. Ils briseront toutes leurs chaînes et s'élanceront sur la voie de la libération. Ils creuseront le tombeau de tous les impérialistes, seigneurs de guerre, fonctionnaires corrompus et concussionnaires, despotes locaux et mauvais hobereaux. Ils mettront à l'épreuve tous les partis révolutionnaires, tous les camarades révolutionnaires, qui auront à prendre partie. Nous mettre à la tête des paysans et les diriger ? Rester derrière eux en nous contentant de les critiquer avec force gestes autoritaires ? Ou nous dresser devant eux pour les combattre ? Tout Chinois est libre de choisir une de ces trois voies, mais les événements obligent chacun à faire rapidement ce choix.» (Œuvres choisies, tome I)

Là où des unions paysannes avaient déjà été formées, elles sont souvent devenues la seule autorité à exercer le pouvoir. Les gens qui auparavant n'avaient strictement rien, se sont levés et ont commencé à prendre le pouvoir en mains. Leur objectif n'était pas seulement de détruire le vieil ordre féodal, mais aussi de réorganiser les villages et d'établir quelque chose de nouveau à la place de l'ancienne société. Le rapport de Mao soulignait à ce sujet que là où les unions paysannes étaient les plus fortes, le jeu, le banditisme et la consommation d'opium avaient pratiquement disparu. Les paysans avaient formé des coopératives de consommation et mis sur pied de nouveaux réseaux de distribution. Ils avaient également établi leur propre système d'autodéfense, construit des routes et des talus, et élaboré des programmes d'éducation populaire. Tout cela - le renversement de l'ordre féodal et du pouvoir économique et politique des propriétaires fonciers - avait été fait par les paysans en comptant sur leurs propres forces et leur propre organisation.

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 13u51

Tchiang Kaï-chek pratique la terreur et l'assasinat pour arriver à ses fins !

Tchiang Kaï-chek pratique la terreur et l'assasinat pour arriver à ses fins !
7) Pendant ce temps dans les villes, toujours au début de l'année 1927, le Kuomintang accentuait ses attaques contre le mouvement révolutionnaire. Il a notamment sévèrement restreint la liberté de rassemblement, la liberté de presse, le droit de s'organiser en syndicat ainsi que le droit de grève. En mars, les troupes de Tchiang Kaï-chek ont commencé à occuper la ville de Nankin, pour avancer ensuite vers Shanghai. Le 12 avril, un escadron très bien armé et formé par une bande de voyous liés à une société secrète à Shanghai s'est emparé de plusieurs dirigeants ouvriers, qu'il a assassinés. Lorsque l'armée de Tchiang est entrée à Shanghai deux jours plus tard, elle a poursuivi la boucherie. Des milliers d'ouvriers sont morts ; des milliers d'autres ont été arrêtés et torturés. Pendant des mois entiers, des camions de l'armée remplis d'ouvriers qui devaient plus tard être fusillés ont sillonné les rues. À tous les week-ends, pendant tout près de deux ans, les exécutions se sont poursuivies. À Pékin, 60 communistes et dirigeants syndicaux ont été arrêtés, dont Li Ta-chao, un des fondateurs du Parti communiste chinois, qui devait être assassiné le 17 avril. Sur la base des victoires sanglantes qu'il a remportées contre les communistes, Tchiang Kaï-chek a pu établir un gouvernement à Nankin et le faire reconnaître par les puissances impérialistes de l'Ouest comme étant le seul et unique gouvernement légal de toute la Chine.

Toujours en avril, le Parti communiste chinois a tenu son cinquième congrès ; les 80 délégués-es présentes et présents représentaient désormais 57 967 membres. Sous l'influence de Tchen Tou-sieou, l'appel à construire «l'unité à tout prix» est devenu le mot d'ordre principal mis de l'avant au congrès. Mao Tsé-toung, à qui on avait retiré le droit de vote, a été tenu responsable des «excès» des paysans. Le congrès n'a rien adopté ni rien mis de l'avant pour dénoncer ou mettre fin à la répression contre les ouvriers et les paysans. Au contraire, la ligne adoptée au congrès prévoyait de ralentir le rythme de la révolution à la campagne, en accordant des concessions aux propriétaires fonciers, aux notables locaux et à leurs responsables militaires.

( purge a Shangaï 1927 )

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 15u02

Apres le KMT, les seigneurs de guerre s'en prend aux paysans, surtout aux femmes ...

Apres le KMT, les seigneurs de guerre s'en prend aux paysans, surtout aux femmes ...
8) Deux jours après que Tchiang Kaï-chek eût lancé sa campagne d'assassinats à Shanghai, les seigneurs de guerre ont commencé à leur tour à prendre leur revanche et à massacrer les paysans rebelles, qui ont été massivement torturés et mutilés. Les femmes en particulier, qui avaient joué un rôle majeur dans le mouvement de révoltes, étaient dépecées et brûlées vives. Dans la province du Houpei, 4 700 paysannes et paysans, dont 500 femmes, ont été assassinés-es entre les mois de février et juin 1927. Pour ce faire, tous les moyens étaient bons : décapitation, enterrement vivant, strangulation, brûlures, dépeçage. Pendant le mouvement de révoltes, les paysans avaient formé des milices et s'étaient emparés d'armes et de munitions. Mais ayant décidé de faire cesser les «excès» et de «ramener l'ordre», le Parti communiste, toujours sous la direction de Tchen Tou-sieou, a ordonné aux paysans et aux ouvriers de rendre les armes. Mao Tsé-toung a toutefois refusé d'agir ainsi, ce qui est une des raisons qui explique qu'il ait été critiqué et accusé d'avoir été lui-même à l'origine de ces fameux «excès». En mai, 20 000 ouvriers et paysans, dont plusieurs mineurs d'Anyuan, ont manifesté à Changsha, avec l'appui de Mao, pour venger leurs camarades massacrés-es. Mais la «Fédération des syndicats ouvriers de toute la Chine» et l'Association paysanne, dirigées par le Parti communiste, leur ont donné l'ordre de se rendre. Les dirigeants ouvriers et paysans ont été assassinés. Les terres qui avaient été conquises par les paysans ont été remises à leurs anciens propriétaires. Les écoles communistes ont été fermées. Les enseignants et les étudiants connus comme étant de gauche, ont été brûlés vifs. Les dirigeants ouvriers et syndicalistes ont été exécutés sur la place publique. Au cours de l'année qui a suivi, en 1928, pas moins de 100 000 paysans et ouvriers sont morts dans la province du Hounan. Le Parti y a perdu au moins 15 000 membres. En juillet, les communistes ont finalement été formellement expulsés du Kuomintang, dont les escadrons de la mort ont pris en main la tâche de décapiter tous les suspects communistes sur lesquels ils pouvaient mettre la main. Après que le gouvernement eût donné l'ordre de procéder à son arrestation, Mao Tsé-toung a quitté le Hounan pour aller se réfugier dans la clandestinité à Wuhan. D'autres membres du Parti sont entrés tout comme lui dans la clandestinité.

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 15u15

Gewijzigd op dinsdag 13 september 2005, 17u13

Décimé, le PCC devient Indépendant et crée son Armé Rouge

Décimé, le PCC devient Indépendant et crée son Armé Rouge
9) Après la campagne anticommuniste sanglante déclenchée par Tchiang Kaï-chek, le Parti communiste chinois était complètement décimé. On évalue qu'en 1928, 80 p. 100 de ses membres avaient été liquidés-es. Dans les régions urbaines, le Parti avait été forcé d'entrer dans la clandestinité. Mais de cette sérieuse défaite, une nouvelle stratégie révolutionnaire est née. Le Parti a commencé à organiser les ouvriers et les paysans, dans le but de déclencher la lutte armée. Le 15 juillet 1927, un soulèvement a eu lieu à Nanchang. Bien qu'il ait été infructueux, il a néanmoins permis de constituer une nouvelle Armée rouge. Pour la première fois de son histoire, le Parti communiste chinois disposait maintenant de sa propre force armée, totalement indépendante. En août, la ligne capitulationniste de droite a été rejetée et son principal tenant, Tchen Tou-sieou, destitué.

Pour résister aux massacres perpétrés par le Kuomintang, le Parti a organisé une insurrection ouvrière et paysanne, qui a eu lieu le 11 décembre 1927 à Canton. Un gouvernement démocratique des ouvriers et des paysans, également connu sous le nom de «Commune de Canton», a été proclamé, chargé d'appliquer un programme révolutionnaire. Mais les révolutionnaires partaient de loin. Les troupes du Kuomintang, de cinq à six fois plus nombreuses que les forces révolutionnaires, ont en outre reçu l'appui des impérialistes britanniques, japonais et américains, qui ont mis leurs canonnières à leur disposition. L'insurrection a été noyée dans le sang. Comme Mao l'a expliqué, cet épisode a fourni une dure leçon aux communistes chinois : la contre-révolution était beaucoup trop forte dans les villes ; malgré leur caractère héroïque, les tentatives de prise du pouvoir par les ouvrières et les ouvriers étaient vouées à l'échec. La révolution chinoise n'allait pas triompher, comme d'autres dirigeants du Parti le croyaient, avec une stratégie basée sur les insurrections urbaines et les victoires-éclair.

( Deng Xiaoping dans ces débuts au Parti )

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 15u23

Seul Mouvement Revolutionnaire, les Communistes contre tous !

Seul Mouvement Revolutionnaire, les Communistes contre tous !
10) Les armées des propriétaires fonciers, des seigneurs de guerre et du Kuomintang étaient toutes mobilisées autour du même objectif, à savoir mettre la main sur les communistes et les révolutionnaires pour les massacrer. Face à cette situation, Mao Tsé-toung est retourné à Anyuan pour recruter des mineurs en vue du déclenchement de ce qu'on a appelé «l'Insurrection de la récolte d'automne». C'est en effet à cette période de l'année que les paysans complétaient leur récolte et que les propriétaires fonciers venaient les rencontrer pour collecter leurs loyers. Cette fois-ci, il fallait faire en sorte que pas un seul d'entre eux, pas une seule brute, pas un seul notable ne mettent la main sur un seul grain de riz, et qu'on confisque leurs terres. Mao a formé la «Première armée révolutionnaire des ouvriers et paysans», chargée de déclencher l'insurrection. À la suggestion de Mao, la nouvelle armée a remplacé le drapeau du Kuomintang par le drapeau rouge, avec le symbole de la faucille et du marteau dessiné à l'intérieur d'une étoile jaune. Les quelque 8 000 combattantes et combattants n'avaient même pas d'uniforme, et elles et ils n'étaient armés-es que de lances et de quelques fusils. Mais elles et ils ont marché du Hounan jusqu'à la province du Kiangsi, combattant les armées réactionnaires. Comme Mao l'a déclaré : «La lutte longue et ouverte pour le pouvoir a commencé à ce moment-là précisémen» (notre traduction). Cet épisode a constitué une première étape vers le développement d'un nouveau type de guerre révolutionnaire, que Mao a appelé la guerre populaire prolongée, comprenant la mise sur pied de bases d'appui en milieu rural, la construction d'une Armée rouge, la réalisation de la réforme agraire à la campagne, la poursuite d'une guerre prolongée pour éventuellement encercler les villes et y conquérir le pouvoir.

( Mouvement du "4 may" des étudiants en 1919 )

# Gepost op dinsdag 13 september 2005, 16u50