Attaques nationalistes contre Rouges et ouvriers/paysans !

Attaques nationalistes contre Rouges et ouvriers/paysans !
TROISIÈME PARTIE
L'escalade des monts Tsingkang

1) En 1927, le gouvernement nationaliste du Kuomintang, dirigé par Tchiang Kaï-chek, a déclenché d'importantes attaques contre les révolutionnaires, tant dans les villes qu'à la campagne, infligeant de sérieuses défaites aux communistes. Pour faire face à cette situation, Mao a recruté des ouvriers et des paysans pour former la «Première armée révolutionnaire des ouvriers et paysans», qui a mené «l'Insurrection de la récolte d'automne». Les combattantes et combattants n'étaient pas plus de 8 000, et elles et ils n'étaient armés-es que de lances et de quelques fusils. Mais elles et ils ont franchi la première étape dans le déclenchement de la lutte armée à la campagne.

Durant cette période, Mao a été arrêté et a failli être assassiné : «La terreur exercée par le Kuomintang était alors à son apogée, et des centaines de personnes suspectées d'être communistes avaient déjà été tuées. On a donné l'ordre de me conduire au quartier général de la milice, où je devais y passer à mon tour. Disposant de plusieurs dizaines de dollars empruntés à un camarade, j'ai tenté de convaincre mon escorte de me laisser aller. Les simples soldats étaient des mercenaires, qui n'avaient pas spécialement intérêt à ce que je sois assassiné. Ils ont donc accepté de me relâcher, mais l'officier qui était en charge du groupe n'était pas d'accord avec eux. J'ai alors décidé de tenter de m'évader par mes propres moyens ! Lorsque l'occasion s'est présentée, nous n'étions plus qu'à 200 mètres environ du quartier général de la milice. J'ai réussi à me défaire de mes liens et me suis enfui à toute vitesse dans les champs. Je me suis retrouvé près d'un étang, à un endroit où l'herbe était très haute, et je suis resté là jusqu'au coucher du soleil. Les soldats m'ont pourchassé, forçant en outre certains paysans à les aider dans leurs recherches. Ils se sont approchés de moi à plusieurs reprises, tellement près en fait que j'aurais pu les toucher ! J'étais certain qu'ils allaient me repérer.» (notre traduction)

«L'Armée rouge chinoise est une organisation armée chargée d'exécuter les tâches politiques de la révolution. Dans la période actuelle en particulier, l'Armée rouge ne se limite pas aux seuls activités militaires ; outre les combats qu'elle doit livrer pour anéantir les forces armées de l'adversaire, elle assume encore nombre d'autres tâches importantes : la propagande parmi les masses, l'organisation des masses, l'armement des masses, l'aide donnée aux masses pour instaurer le pouvoir révolutionnaire et même pour créer des organisations du Parti communiste.» Mao Tsé-toung, «L'élimination des conceptions erronées dans le Parti», décembre 1929, Œuvres choisies, tome I

# Gepost op woensdag 14 september 2005, 17u24

La Revolution ne démarrera pas a partir des villes ...

La Revolution ne démarrera pas a partir des villes ...
2) Mao Tsé-toung a finalement pu rejoindre ses troupes. À cette période critique, il a pris une importante décision : celle de se déplacer vers les montagnes du Tsingkang, pour y établir une base et construire un nouveau type d'armée de libération. Plusieurs dirigeants du Parti n'étaient pas d'accord avec cette initiative. Il n'y avait à cette époque que 4 millions d'ouvriers dans toute la Chine - comparativement à 500 millions de paysans -, mais ces dirigeants croyaient quand même que la révolution devait partir des villes. Ils ont initié des attaques armées sans aucune chance de succès. Ces gens-là ne voulaient pas voir que le mouvement révolutionnaire était entré dans une période de reflux et qu'il fallait travailler à le reconstruire. Mais Mao avait un point de vue différent. Il reconnaissait que la contre-révolution était très forte, alors que les révolutionnaires étaient plutôt faibles et éparpillés. Voilà pourquoi il fallait, selon lui, se réorganiser à partir des campagnes. Son plan était d'y établir une base d'appui, susceptible de fournir un soutien économique et politique au nouveau régime révolutionnaire. Il disait que c'était là la seule manière d'obtenir le soutien réel des masses, et éventuellement d'encercler les villes et d'y prendre le pouvoir. Mao devait plus tard écrire que «sans armée populaire, le peuple n'a rien» («Du gouvernement de coalition», avril 1945, Œuvres choisies, tome III). Le 20 septembre 1927, Mao Tsé-toung a convoqué un rassemblement de ses troupes, qui n'étaient plus environ qu'un millier. Il leur a demandé : «Oserons-nous faire la révolution, oui ou non ?» De la foule rassemblée gronda la réponse : «Oui, nous allons oser !»

# Gepost op woensdag 14 september 2005, 17u28

Gewijzigd op zaterdag 17 september 2005, 19u36

Guérilla armée par Mao !

Guérilla armée par Mao !
[...][...]ulement 800 hommes et pas plus de 200 fusils, Mao a commencé son périple vers les monts Tsingkang, escaladant les contreforts traîtres et boueux. À tous les soirs, lorsqu'ils s'arrêtaient pour dormir, Mao donnait des cours aux combattants et organisait des discussions pour faire le bilan des batailles précédentes et pour bien comprendre les objectifs de la révolution. Sur la route vers Tsingkangshan, Mao a franchi une autre étape cruciale, en mettant sur pied une organisation du Parti dans chaque escouade, une cellule du Parti dans chaque compagnie, et un comité du Parti dans chaque bataillon. Mao appelait les membres du Parti des «instructeurs-délégués», parce que leur tâche était d'éduquer les soldats et d'élever leur niveau de conscience morale et politique. Pour Mao, il a toujours été clair que «le parti commande aux fusils, et [...] inadmissible que les fusils commandent au parti» («Problèmes de la guerre et de la stratégie», novembre 1938, Œuvres choisies, tome II).

La région de Tsingkangshan constituait une énorme forteresse naturelle, dont le terrain accidenté faisait en sorte que peu de gens y passaient. On y retrouvait pas plus de cinq villages, dont la population totale n'atteignait même pas 2 000 personnes. Mais Mao connaissait très bien la région, puisqu'il y était allé à plusieurs reprises, dans le cadre de ses enquêtes à la campagne. C'était une région isolée, faite de rochers escarpés et de ravins, et entourée de plaines mal irriguées dont la terre était quasi infertile. Il n'y avait que cinq cols permettant d'accéder au plateau du Tsingkangshan, si étroits que quelques hommes seuls pouvaient en assurer la défense. Mao savait que les gens dans cette région allaient appuyer la révolution. Ceux-ci étaient extrêmement pauvres et en général, les gens des alentours les regardaient de haut. Mais ils avaient en même temps une riche histoire de lutte contre les propriétaires fonciers. La majorité des habitants du Tsingkangshan faisaient partie du peuple Hakka, une minorité nationale pauvre et nomade. Beaucoup d'entre eux étaient des rebelles, qui avaient voyagé en long et en large à travers les montagnes. Ils étaient souvent les seuls à connaître l'existence de certains sentiers, dont ils partageaient l'utilisation avec des contrebandiers. Mao Tsé-toung a développé l'unité avec ces gens, qui ont agi en quelque sorte comme un service de renseignements pour le compte de l'Armée rouge.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 11u33

Gewijzigd op donderdag 15 september 2005, 13u23

Mao et les Regles Revolutionnaire

Mao et les Regles Revolutionnaire
Les cinq conditions nécessaires, selon Mao, pour remporter la victoire :

«1) Le soutien de la part des masses.
2) L'organisation du parti.
3) Une forte armée de guérilla.
4) Des régions qui favorisent le déplacement des troupes.
5) L'autosuffisance économique. »

(Origine inconnue, notre traduction)

«Les trois grandes règles de discipline sont les suivantes :

1) Obéissez aux ordres dans tous vos actes.
2) Ne prenez pas aux masses une seule aiguille, un seul bout de fil.
3) Remettez tout butin aux autorités.

Les huit recommandations sont les suivantes :

1) Parlez poliment.
2) Payez honnêtement ce que vous achetez.
3) Rendez tout ce que vous empruntez.
4) Payez ou remplacez tout ce que vous endommagerez.
5) Ne frappez pas et n'injuriez pas les gens.
6) Ne causez pas de dommages aux récoltes.
7) Ne prenez pas de libertés avec les femmes.
8) Ne maltraitez pas les prisonniers.»

Mao Tsé-toung, «Instructions du Haut Commandement de l'Armée populaire de Libération de Chine à l'occasion d'une nouvelle proclamation des trois grandes règles de discipline et des huit recommandations», octobre 1947, Œuvres choisies, tome IV)

( Zou Enlai, futur premier ministre et grand Revolutionnaire )

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 13u49

Armée Rouge --> différantes des autres armées ...

Armée Rouge --> différantes des autres armées ...
4) L'Armée rouge était formée en majorité de paysans sans terre, de déserteurs provenant des armées réactionnaires et de bandits. Si leur haine de l'ennemi était très aiguë, leurs connaissances politiques restaient néanmoins assez faibles. Plusieurs d'entre eux agissaient comme s'ils faisaient encore partie d'une armée d'oppresseurs. Des officiers criaient après les soldats, voire même les brutalisaient ; à certains moments, les troupes étaient enclines à se rebeller quand on leur interdisait de se livrer au pillage. Mais Mao n'a jamais perdu confiance dans les masses. Il a élaboré la méthode et les principes pour en arriver à transformer ce ramassis hétéroclite de rebelles pour en faire une armée disciplinée et politiquement consciente. Il s'agissait donc d'un type d'armée d'un genre totalement nouveau, comme les masses chinoises n'en avaient jusque là jamais vu. Les paysans étaient plutôt habitués à considérer les militaires comme étant des voleurs, des assassins, des violeurs et des criminels. Mais l'Armée rouge était à cet égard complètement différente des autres armées.

Mao Tsé-toung avait établi les principaux règlements de l'Armée rouge : les officiers ne devaient jamais battre les soldats ; ils devaient se contenter du même salaire qu'eux ; les soldats avaient le droit de débattre et de critiquer les officiers ; et toute la comptabilité de l'armée devait être accessible à celles et ceux qui voulaient l'examiner. Lorsque l'Armée rouge entrait dans un village, Mao organisait tout de suite une première réunion avec les habitantes et habitants. Mais cela n'était pas toujours facile. Quelques fois, les gens quittaient le village et s'enfuyaient dans les montagnes des environs, ou encore ils se cachaient dans les buissons, comme ils le faisaient d'ailleurs à chaque fois qu'une armée quelconque arrivait chez eux. Mais Mao avait ordonné à ses soldats de ne jamais pénétrer chez qui que ce soit, et de ne jamais prendre rien qui ne leur appartenait pas. Ce comportement de la part des soldats était tellement inhabituel - car règle générale, les soldats des armées réactionnaires pillaient, volaient et brûlaient les maisons des gens - qu'au bout de quelques jours à peine, les habitantes et habitants revenaient chez eux sans crainte. Mao leur parlait, d'ailleurs, les invitant à agir en ce sens. Il leur distribuait de l'argent et des vêtements qui avaient été saisis auprès des propriétaires fonciers. Il leur disait que cette armée, avec le drapeau rouge, c'était en fait leur propre armée, qu'elle était vouée à défendre leurs intérêts et à gagner leur libération. Les gens étaient si émus qu'ils apportaient de la nourriture et hébergeaient les soldats. Et certains d'entre eux décidaient de joindre les rangs de l'Armée rouge. Cette scène se répétait partout où l'armée de Mao passait.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 16u16