Armée Rouge --> aide de l'Armée Revolutionnaire et Peuple => Succes et réussites !

Armée Rouge --> aide de l'Armée Revolutionnaire et Peuple => Succes et réussites !
[...] vie dans la région des monts Tsingkang fut très difficile à l'hiver 1927-1928. Les principaux problèmes étaient liés à l'approvisionnement en nourriture et en vêtements. [...] L'Armée rouge n'allait évidemment pas voler de la nourriture aux paysans déjà affamés. Elle tentait plutôt de s'unir avec eux et de promouvoir la réforme agraire, en s'appropriant la terre appartenant aux propriétaires fonciers pour la redistribuer ensuite aux paysans. Mao voyait aussi à organiser des milices, de façon à ce que les paysans puissent se défendre par eux-mêmes. Les jeunes âgés de 11 ou 12 ans contribuaient à cette tâche comme sentinelles ou guetteurs.

Mao dirigeait tout le travail politique au sein de l'armée. Il disait que le département politique était «la ceinture de sécurité de tout le travail de l'armée». Les soldats étaient amenés à connaître l'histoire de la révolution, celle des agressions étrangères, et à apprendre les méthodes de direction et d'organisation auprès des masses. Ils suivaient des cours, où ils apprenaient comment faire de la propagande auprès des troupes ennemies, comment parler en public, etc. Mao disait souvent que la tâche de l'armée ne consistait pas seulement à combattre mais aussi à faire de l'éducation politique parmi le peuple ; à l'organiser ; à l'aider à mener la lutte contre les propriétaires fonciers, à mettre sur pied un gouvernement révolutionnaire et à construire le Parti. Et par-dessus tout, l'armée devait aussi assumer la tâche de ramasser des fonds pour assurer sa propre subsistance.

Mao insistait pour que la présence de l'Armée rouge ne soit pas un fardeau pour les paysans. Ses membres devaient contribuer au travail productif avec les paysans, ou encore cultiver eux-mêmes de nouvelles terres. L'Armée rouge a aussi construit un petit hôpital et une pharmacie, où on distribuait des herbes médicinales et où on donnait des cours d'hygiène et de santé publique. Jamais auparavant une armée n'avait-elle aidé les paysans de cette manière. Et jamais non plus une armée ne leur avait-elle donné autant d'espoir.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 16u21

Armée Rouge --> Revolution + Réusites => bonne stratégie ...

Armée Rouge --> Revolution + Réusites => bonne stratégie ...
6) Au début de l'année 1928, Mao Tsé-toung a été destitué du Comité central du Parti communiste chinois, et on l'a critiqué pour le travail qu'il avait amorcé dans les monts Tsingkang. Les dirigeants du Parti tels Li Li-san continuaient à promouvoir une stratégie basée sur les insurrections urbaines. Mais Mao ne s'est jamais retourné contre le Parti, pas plus d'ailleurs qu'il n'a changé d'idée sur la voie de la révolution chinoise. Confiant de la justesse de son point de vue, il a poursuivi son travail de construction de l'Armée rouge et de ses bases d'appui.

Dans la région des monts Tsingkang, Mao a développé son point de vue sur la stratégie et les tactiques de la révolution chinoise, notamment en ce qui a trait à son volet militaire. La guerre de guérilla et la guerre de mouvement constituaient les deux principales formes de lutte de la part de l'Armée rouge. Étant donné que l'Armée rouge était beaucoup plus faible que les troupes du gouvernement, une victoire rapide était impossible à envisager. Mao a donc élaboré une politique stratégique de guerre prolongée visant à modifier graduellement le rapport de forces défavorable. «Notre stratégie, c'est de nous battre "à un contre dix", mais notre tactique, c'est de nous battre "à dix contre un"» («Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine», décembre 1936, Œuvres choisies, tome I). Cela voulait dire que l'Armée rouge devait concentrer ses forces au maximum pour être certaine d'avoir la supériorité numérique absolue lors de chacune des batailles qu'elle devait livrer, de manière à les gagner, à préserver ses propres forces, à anéantir celles de l'ennemi et éventuellement à remporter une victoire décisive. Mao a aussi défini d'autres principes importants de la guerre de guérilla, tels : «Disperser nos forces parmi les masses pour les amener à agir, et concentrer nos forces lorsque nous faisons face à l'ennemi» ; et «Lorsque l'ennemi avance, nous retraitons ; lorsque l'ennemi arrête, nous le harcelons ; lorsque l'ennemi recule, nous l'attaquons ; lorsque l'ennemi bat en retraite, nous le pourchassons» (notre traduction).

( de droite à gauche : Zhou Enlai, Mao TséToung et Bo Gu )

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 16u39

La Revolution s'étend par l'Armée Rouge

La Revolution s'étend par l'Armée Rouge
7) En janvier 1929, Mao Tsé-toung a quitté la région des monts Tsingkang et amené 4 000 hommes avec lui pour établir une nouvelle base d'appui située plus au sud. Après le départ de Mao, la région a été attaquée et a dû être presque complètement évacuée. Dès le mois de mars, Tsingkangshan n'était déjà plus ce qu'elle avait été : n'y subsistaient plus que quelques groupes clandestins, de même que la milice paysanne secrète qui y avait été formée. Mais Mao avait déjà construit une nouvelle base d'appui, ayant regroupé des petits groupes de guérilla de la province du Kiangsi au sein de la «Troisième armée rouge». D'autres forces de la guérilla dans l'ouest du Foukien avaient également constitué la «Douzième armée». Avec la «Quatrième armée» qu'il dirigeait lui-même, Mao disposait maintenant de trois armées et de 10 000 combattantes et combattants.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 16u59

Gewijzigd op zaterdag 17 september 2005, 19u36

Mao Zédong, indispensable sur le front ...

Mao Zédong, indispensable sur le front ...
8) Chaque fois que la ligne de Mao a été mise de côté, la révolution chinoise a subi d'importantes défaites. À titre d'exemple, on a, à un certain moment, ordonné à Mao de prendre le contrôle de la ville de Changsha, où le mouvement révolutionnaire n'était à son avis pas assez fort. Les forces du Kuomintang y ont été envoyées en grand nombre, et les bateaux de guerre arborant pavillons américain, britannique, italien et japonais ont bombardé la ville, dès que l'Armée rouge y est entrée. Des centaines de civils ont été tués ou blessés. Mao a alors pris la décision de retraiter, évitant ainsi à l'Armée rouge d'être décimée. Le Kuomintang a frappé durement les ouvriers et les étudiants ; en fait, quiconque était suspecté d'être communiste était tout simplement arrêté et assassiné. C'est d'ailleurs à cette occasion que la femme de Mao, Yang Kai-hui, qui était impliquée dans le travail clandestin à Changsha, fut elle-même capturée et exécutée.

Règle générale, lorsque l'Armée rouge a subi de tels revers, c'est parce qu'elle avait commis des erreurs ou appliqué une ligne erronée. À chaque fois, Mao Tsé-toung prenait grand soin d'aider ses troupes à comprendre ce qui s'était passé, pour qu'elles poursuivent la lutte de manière plus efficace. Ainsi, après que l'Armée rouge eût subi de nombreuses pertes au cours d'une certaine bataille, beaucoup de combattants étaient démoralisés et voulaient retourner chez eux. Mais Mao est allé les rencontrer pour discuter et débattre patiemment avec eux, analysant les causes de la défaite. Au bout du compte, il a réussi à les convaincre de retourner à Tsingkangshan.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 17u11

Gewijzigd op zaterdag 17 september 2005, 19u44

1930, Mao, élu président du «gouvernement soviétique de toute la Chine» !

1930, Mao, élu président du «gouvernement soviétique de toute la Chine» !
9) En 1930, Mao Tsé-toung avait réussi à étendre ses bases d'appui dans 17 départements. Dans tous ces endroits, la terre était redistribuée aux paysans. On procédait à l'éducation politique des masses, qui étaient invitées à s'organiser et à former des milices. Le Parti et l'armée se renforçaient. Entre les mois de novembre 1930 et novembre 1931, les bases d'appui se sont développées jusqu'à couvrir un territoire totalisant plus de 30 000 km2, regroupant plus de 3 millions de personnes, dont 70 p. 100 de paysans pauvres et sans terre. En novembre 1931, Mao a été élu président du «gouvernement soviétique de toute la Chine», le premier gouvernement rouge formé par les communistes. La nouvelle république a adopté une constitution ; promulgué certaines lois sur la réforme agraire, le travail, le mariage et l'égalité des femmes ; et adopté des résolutions sur l'Armée rouge et la question des minorités nationales.

# Gepost op donderdag 15 september 2005, 17u16